Euskal Trail - 18 et 19 mai 2012 : 2 x 50km et 5500m de D+
L’Euskal Trail est une course de 2 x 50km en ligne : on part d’Urepel et on arrive à Baïgorry chaque jour, mais en changeant de parcours. Ce trail se court en binôme et nous devons nous présenter ensemble à chaque PC : nos puces intégrées aux dossards sont bipées tout au long du parcours.
Voilà une p’tite sortie qui va nous faire prendre l’air dans le pays Basque…ça va nous changer de la Vendée ou des Mauges…
Départ dans la matinée du jeudi ; quelques gouttes nous accompagnent…Nous arrivons en fin d’après-midi à St Etienne de Baïgorry dans une chaleur écrasante. Là, nous allons chercher nos dossards à la salle Plaza Xoko, ensuite nous prenons nos quartiers au gîte Gaineko Karrikan. Pasta party à la salle PX. Nous nous mettons déjà en mode course : 1er servis, 1er partis. La sauce bolognaise des pâtes ou plutôt la sauce Basque nous chauffe les papilles, piment d’Espelette oblige ! Puis derniers préparatifs au gîte : le matos qui va bien, la p’tite pommade, le slip fétiche…Nous nous couchons comme les poules, mais la chaleur + le piment + le type qui pisse dans le lavabo nous font passer une nuit pas terrible.
Vendredi, réveil à 4h30. On chope le bus qui rallie Baïgorry à Urepel sur les coups de 6h00. A Urepel, on se fait biper, on discute avec quelques connaissances, on se motive, on se fait prendre en photo et le départ est donné à 7h00. C’est parti pour 50km. Le temps est couvert, voire bouché, voire très bouché : on passera les ¾ de la course dans les nuages. Dommage pour les paysages ! Jak est en forme malgré un début d’angine (merci Mélanie !). Il trace dans les montées et dévale les descentes, je le soupçonne d’être venu en reconnaissance. Pour ma part, je m’accroche, je n’ai pas de très bonnes sensations, sans doute la faute au manque de sommeil. Cette 1ère journée est très physique : de grosses patates, de grosses descentes, de la caillasse, de la racine, des singles tracks techniques…aucun temps mort ! Mais courir sur les crêtes, ça le fait bien ! Les ravitos sont nombreux et fournis, les bénévoles sont très sympas. Nous bouclons cette étape en 7h32’. Déjà, on peut dire que ça calme ! Nous avons mal aux quadris et aux pieds. La fatigue est là, mais le moral est bon car le bilan est positif. Récup’ l’après-midi et super buffet le soir : on va passer les détails…sauf la tranche de magret fourré au foie gras ! On se fait charrier par des Landais qui viennent courir ici tous les week-ends : ‘’Vous venez d’un pays où il n’y a pas de côtes, patati et patata…’’ ‘’Vous mangez toujours du beurre, patati et patata…’’ On verrait ça à la fin de la course…A 20h00, nous sommes au gîte, on reprépare le matos, on se recouche comme les poules et on passe une bonne nuit cette fois. En fait, pas pour Jak : les grosses averses + l’angine qui s’installe + le type qui pisse à nouveau dans le lavabo…
Samedi, réveil à 4h30. On chope le bus qui rallie Baïgorry à Urepel sur les coups de 6h00. A Urepel, on se fait biper, on discute avec quelques connaissances, on se motive, on se fait prendre en photo et le départ est donné à 7h00. C’est parti pour 50km. Le ciel est dégagé, chouette ! On va profiter des paysages ! Hélas, pas longtemps. Nous passerons la moitié de la course dans les nuages…Les jambes sont lourdes et les quadris nous rappellent leurs présence. Le départ est moins dur que la veille, voire même un peu plus roulant. Jak a des difficultés jusqu’au 15ème km, la faute à cette ‘utain d’angine qui l’empêche de boire et de manger. Mais heureusement ça passe, car il commençait à faire la tronche le Jak. Pour moi, c’est bon, j’ai de bonnes sensations. Au fil des kilomètres, notre binôme devient plus homogène, on se tape la causette, un peu, quand ce n’est pas trop raide. A partir du 30ème, un orage éclate : grosses averses et grêle ! On bâche, mais ça caille. 6km plus loin, on arrive au ravito (la soupe aux vermicelles est la bien venue), Jak se bâche 1 peu plus (c’est dommage, pour ça, je n’ai pas de photo) et on attaque une crête en plein vent : la pluie tombe à l’horizontale, la foudre éclate à 300m et il fait si froid qu’on ne sait plus comment tenir nos bâtons. Là, Jak fait vraiment la gueule, il grommelle plein de trucs et accélère comme sur du plat. Nous nous tapons environ 1h30 de tempête. Une fois le col passé, on amorce la descente et le temps se calme, Jak va pouvoir enlever sa panoplie de vamp. Il nous reste 1 grosse dizaine de kilomètres, le moral remonte au beau fixe, ça va le faire ! On se retrouve à nouveau avec une équipe RAPV composée de Richard et Stéphane. On se double et on se redouble, mais nous arrivons enfin à les distancer. On court tellement bien, que nous manquons le balisage dans 1 virage bien serré, on se fait aussitôt rappeler à l’ordre par une p’tite dame qui a trop peur qu’on se perde. Richard et Stéphane en profitent pour passer devant, on les prend en chasse, ce sont les derniers kilomètres alors on met la sauce. Nous courront à 15km/h, nous les avons en ligne de mire, mais ils passeront la ligne d’arrivée juste devant nous. Nous bouclons cette étape en 8h01’. Nous avons les jambes en feu, mais nous sommes ravis d’avoir fini ! Pas de blessures, pas d’ampoules, 100km en 2 jours dans le pays Basque, putain c’est bon ça !!!
Du coup, nous faisons 64ème sur 139 équipes. Pour une 1ère, c’est tout à fait honorable comme place ! Et puis, c’est bien 64, dans le pays Basque. Les Landais qui nous chambraient le vendredi soir, et bien, ils sont derrière nous…
Pour conclure, c’est une belle épreuve, très exigeante, avec son lot de chemins techniques, ses montées et ses descentes ‘’droit dans la pente’’. De plus, c’est très bien organisé (balisage, ravitos, bénévoles, buffet…). Une course à refaire !
Merci pour les conseils de Phraid et le soutien de nos proches !
Jak et Bapt.

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